Gaillac : les Lionnes de l’UAG font la course en tête

Il y a trois ans, il avait fallu quasiment reconstruire une équipe, se souvient Dany Linarès, présidente de la section féminine de l’UAG depuis sa création il y a vingt-deux ans. « On ne s’était pas qualifié, après une année où on avait atteint les demi-finales et perdu contre une équipe parisienne ». Depuis, les Lionnes (on utilise encore le mot en référence aux années dorées de trois boucliers successifs dans trois divisions différentes) ont retrouvé leur lustre.
L’an dernier, elles perdent en quarts contre Nice et occupent cette saison la première place de leur poule en Fédérale 1. Leur encadrement est structuré, autour des entraîneurs Pascal Salesse et Marjorie Rigal, secondés par les soigneurs Amélie Doleu et Louis Dal Molin, la préparatrice physique Valentine Vadot et Bernadette Pennanech pour les feuilles de matchs.
L’effectif de 36 joueuses autorise des permutations et facilite l’émulation. L’équipe doit voyager : Millau, Béziers et Narbonne sont les destinations les plus proches. Elles doivent aussi aller à Grane (près de Valence), Grenoble et Nice. Le 25 janvier, elles recevront Narbonne pour la dernière rencontre de la phase aller.
L’équipe a des gabarits ordinaires, avec quelques éléments puissants, comme les sœurs Bourge et Laura Pinel, mais mise surtout sur son dynamisme et sa défense hermétique. « Depuis trois ans, le groupe a peu changé. Les filles se connaissent, il y a entre elles une solidarité très forte qui se retrouve notamment dans leur ardeur collective en défense. L’an dernier, on a eu trois recrues venant d’Albi qui se sont très bien intégrées » observe Dany Linarès.
Le déficit viendrait plutôt du jeu au pied. Le départ de Léa Barboule au TOAC a privé le groupe d’un jeu au pied long, si utile parfois sur les sorties de camp. « On compense par une agressivité dans les plaquages, mais on est obligé de reconstruire, ce qui peut fatiguer les organismes ».
En revanche, pour la précision, Léa Vaysse (n° 10) ne faillit pas dans son rôle de buteur. Peut-on envisager comme objectif de monter en Élite 2 ? Dany Linarès coupe court à toutes les illusions. « On n’en a pas les moyens. Cela coûterait trop cher au club. Mais faire aussi bien qu’il y a quatre ans, viser les demi-finales, peut-être ». Pour l’instant les Lionnes défendront leur première place contre Narbonne, avec la même énergie qu’elles ont mise à y accéder.
Source : La dépêche